L’UCET se réjouit toujours de voir des investissements publics dans les infrastructures publiques.
Cette dernière annonce concernant des investissements dans six aéroports de Colombie-Britannique inclut ceux de Kamloops et de Prince Rupert, deux aéroports où travaillent nos membres.
Nos membres sont fiers de fournir des services qui assurent la sûreté et la sécurité des voyageurs. Les investissements d’équipement dans les aéroports ont une incidence sur la capacité de nos membres à fournir ces services, ainsi que sur leur sécurité d’emploi, leurs conditions de travail et leur avenir.
L’annonce ci-dessus concerne six projets financés par le Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires. Ce programme a versé plus de 1,25 milliard de dollars au cours de ses trente années d’existence.
Le gouvernement Carney, dans le budget 2025 et dans la mise à jour économique du printemps 2026, a ouvert le débat sur la privatisation des aéroports. Dans ce contexte, l’UCET juge important de souligner l’efficacité du modèle aéroportuaire actuel.
Les autorités aéroportuaires établissent déjà des partenariats avec d’autres entités privées afin d’améliorer les services et les équipements destinés aux voyageurs, mais l’aéroport lui-même reste un organisme à but non lucratif. Cela signifie que les revenus de surplus sont réinvestis dans l’aéroport et la communauté locale. De plus, les aéroports ont versé environ 525 millions de dollars de loyer au gouvernement fédéral en 2024 (selon le Conseil des aéroports du Canada).
Le Canada dispose déjà d’un modèle qui a fait ses preuves : la propriété publique avec participation privée. La vente pure et simple d’actifs n’est pas le seul moyen d’encourager l’investissement privé dans les infrastructures, mais cette option semble être envisagée. Elle est par ailleurs impopulaire auprès du public. Les investisseurs privés s’attendront à un retour sur investissement. Qui finira par payer la note ?
Les aéroports canadiens sont financés par une combinaison de frais d’utilisation, d’investissements publics et d’investissements privés. Ce modèle est efficace. Il garantit la sécurité, la sûreté et la souveraineté de nos infrastructures d’aviation civile.
Aucune modification de ce modèle ne devrait être envisagée sans consulter les représentants des travailleurs concernés.


