La Journée de l’ourson témoin attire notre attention sur les inégalités entre les normes de soins prodigués aux enfants des Premières Nations et celles accordées aux autres enfants de ce pays.
Jordan River Anderson a passé deux ans à l’hôpital, tandis que les gouvernements se disputaient pour savoir qui paierait ses soins à domicile. Il est décédé avant d’avoir eu la chance de vivre chez lui.
En son honneur, le Principe de Jordan vise à garantir que les enfants des Premières Nations reçoivent les soins dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin. Les soins ne devraient pas leur être refusés ou retardés en raison de leur appartenance aux Premières Nations. (Il existe une initiative parallèle, L’Initiative: Les enfants inuits d’abord, pour les enfants inuits.)
« Jordan ne pouvait pas parler, mais des gens du monde entier ont entendu son message. Jordan ne pouvait pas respirer par lui-même, mais il a donné le souffle de la vie à d’autres enfants. Jordan ne pouvait pas marcher, mais il a fait des pas que les gouvernements commencent seulement à apprendre à suivre. »
– Cindy Blackstock,
Directrice générale, First Nations Child & Family Caring Society (FNCFS)
Les décisions du Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) concernant la protection de l’enfance chez les Premières Nations ont ordonné au gouvernement fédéral de mettre pleinement en œuvre le principe de Jordan avant le 10 mai 2016. Le gouvernement du Canada n’a pas respecté ce délai et a dû faire l’objet de poursuites de la part des défenseurs des droits et de nouvelles ordonnances du TCDP.
La FNCFS invite les membres des syndicats, ainsi que toutes les personnes qui se soucient du bien-être des enfants premiers nations, à témoigner et à continuer de demander au gouvernement du Canada de mettre pleinement en œuvre le principe de Jordan.
En 2026, le Sénat fédéral a reconnu la Journée de l’ourson témoin. La Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations propose des ressources destinées tant aux enfants qu’aux adultes afin qu’ils s’informent davantage et qu’ils contribuent à maintenir la pression sur le gouvernement fédéral pour la mise en œuvre complète du principe de Jordan. Nous en sommes solidaires.


