L’UCET représente des membres dans six ports canadiens. La plupart d’entre nous, qui ne faisons pas partie du secteur, associons les ports au fret et aux passagers. Mais les ports sont bien plus que cela. Chaque port où travaillent nos membres stimule l’économie locale à sa propre manière.
Les investissements majeurs dans les ports contribuent à diversifier les routes commerciales et les chaînes d’approvisionnement. Ces projets s’appuient sur la valeur stratégique des ports pour la croissance économique du Canada et notre souveraineté.
Cette série a pour but de présenter la gamme des différentes activités et responsabilités que comportent les emplois de nos membres dans les ports.
Notre premier portrait de la série est celui de Matt Brown, coordinateur de la logistique des événements au port de Saint John.
Ce n’est pas la première chose qui vient à l’esprit quand on pense au travail dans les ports : Matt Brown gère la logistique des événements au Port de Saint John, qui dispose de deux grands terminaux de croisière bien éclairés, situés en bord de mer. L’un d’eux offre la seule vue à 360 degrés de la ville, depuis sa terrasse sur le toit.
Le travail de Matt Brown fait le lien entre le port et l’économie de Saint John, mais aussi avec sa vie culturelle. Outre l’accueil des navires de croisière, les terminaux abritent toutes sortes d’événements, tels que des concerts de rock, des banquets d’affaires, des mariages, des galas artistiques, des bals de fin d’année de lycée, des salons de l’emploi et bien d’autres encore.
« Il n’y a pas deux jours qui se ressemblent »
Le rôle de Matt est tout à fait unique. Les autres membres de l’UCET au port sont des agents d’exploitation, des manœuvres, un océanographe et un électricien. Mais ils contribuent tous à la productivité du port, qui soutient l’économie locale.
Matt décrit le port de Saint John comme « petit mais puissant » . Il se passe beaucoup de choses sur ces 120 hectares dotés de près de 4 km de front de mer.
« Nous sommes un port de croisière situé juste en face d’un port à conteneurs, donc l’activité bat son plein… Il y a du GNL un peu plus loin, de la potasse, un pipeline de mélasse, des terminaux de ferry — tout cela se trouve sur le domaine portuaire. Nous disposons d’un autre vaste terrain qui sert de troisième terminal de croisière. Donc, si l’on considère l’empreinte au sol, c’est impressionnant — avec une petite équipe au total pour le port. »
Une petite équipe, certes, mais dotée d’un large éventail de compétences. Le terme « opérations » peut sembler simple, mais il recouvre un vaste champ d’activité. Pour résumer, M. Brown explique qu’ils « assurent le bon fonctionnement des installations, veillent à leur bon état et réagissent immédiatement aux conditions météorologiques qui affectent le site ». Les membres de l’UCET sur place ont même récemment mené à bien un projet de rénovation des bureaux du port, en interne.
Croissance rapide
Au cours des quatre années que Matt a passées ici, le port est passé de deux grues à six, avec la possibilité de doubler encore ce nombre. La mise en chantier d’un nouvel entrepôt frigorifique a eu lieu l’année dernière. Le port accueille désormais des porte-conteneurs plus grands que jamais, grâce à des liaisons intermodales améliorées – notamment ferroviaires.
Ces développements – qui renforcent le rôle du port dans les chaînes d’approvisionnement, le commerce et le tourisme – devraient apporter davantage de travail, et diversifié, à nos membres.
La solidarité, ça marche
Matt est également président de la section locale 61124 de l’UCET. Celle-ci compte 14 membres en été, y compris les travailleurs saisonniers.
Les relations avec tout employeur connaissent des hauts et des bas. Pour maintenir une bonne communication, il faut faire preuve d’un peu de finesse dans l’intérêt des membres. Cela permet de régler certains problèmes avant qu’ils ne s’aggravent, ce qui se traduit par des résultats plus rapides et parfois plus satisfaisants pour les membres.
En tant que président de section relativement nouveau, Matt constate qu’il peut gagner le respect de la direction grâce à son ouverture d’esprit et à son intégrité. Faire preuve de cohérence et indiquer clairement aux gens à quoi s’attendre permet de réduire le nombre de réunions nécessaires pour résoudre un problème ou de créer suffisamment de bonne volonté pour obtenir de meilleurs résultats.
Parfois, les conflits sont inévitables sur le chemin menant à un accord. Mais nous pouvons souvent défendre nos membres sans chercher à créer de conflit ni à intimider qui que ce soit inutilement. Matt affirme que cette approche lui a bien réussi jusqu’à présent.
Il est également utile d’avoir de bons voisins : Matt mentionne qu’ils entretiennent de bonnes relations avec la section locale de l’International Longshoremen’s Association, également située au port de Saint John, qui compte environ 200 membres.
Les arrêts de travail des débardeurs (pas à Saint John) ont fait la une des journaux ces dernières années, mais ils ne sont pas les seuls travailleurs à se battre pour de meilleures conditions dans les ports. Nos membres sont à leurs côtés chaque jour, se soutenant mutuellement dans leur travail quotidien et leur militantisme syndical.
La solidarité intersyndicale est précieuse lorsque des négociations sont en cours avec le port de Saint John — ce qui est actuellement le cas. Pour une unité de négociation ne comptant que quatorze personnes, la solidarité de l’ensemble de l’UCET est essentielle. Partout, les membres peuvent apporter leur aide en envoyant des messages de soutien.


